Monstres, pigeons et fanfarons : retour sur l’unipop d’été 2020

/   Unipop d’été

Monstres, pigeons et fanfarons : retour sur l’unipop d’été 2020

La 6ème session de l’unipop d’été, traditionnel rendez-vous de pré-rentrée organisé au cinéma Jean Eustache à la fin du mois d’août, s’est déroulé les mercredi 26 et jeudi 27 août derniers.

Une soixantaine de spectateurs ont suivi avec assiduité et curiosité l’ensemble du programme proposé pour ces deux journées de plaisir et culture cinéphiles.

Placé sous le signe de la comédie italienne des années 60, moment de grâce du cinéma transalpin ayant orchestré la rencontre d’acteurs, de réalisateurs et de scénaristes de talent, et la naissance de chefs d’œuvre intemporels, ce stage a été mené d’une main de maître par l’historien du cinéma Jean Gili, référence de la critique française en matière de cinéma italien.

Le programme de ces deux jours fut riche et dense : les prologues et commentaires de Jean Gili assortis de moments d’échanges avec le public ont accompagné la projection de 4 films des 2 auteurs emblématiques de ce genre, Mario Monicelli et Dino Risi, et de 2 documentaires co-réalisés par Jean Gili.

Le coup d’envoi fut donné par la projection du film “Le Pigeon” de Mario Monicelli, film fondateur qui marque en 1958 un passage de relais entre l’immense comédien Totò et une nouvelle génération d’acteurs menée par Marcello Mastroianni et Vittorio Gassman. L’après-midi de la première journée fut consacrée au grand Dino Risi, à travers la projection du film “Le Fanfaron” reposant sur le formidable duo formé par Vittorio Gassman et Jean-Louis Trintignant, avant un documentaire consacré au cinéaste. Le lendemain matin, la projection du film à sketches “Les Monstres” permit de poursuivre l’exploration du cinéma de Risi, avant un retour à Monicelli l’après-midi avec le film “Larmes de joie” (qui opère la fabuleuse rencontre entre Anna Magnani, Totò et Ben Gazzara). La journée et le stage furent clos par la projection d’un documentaire consacré à Ettore Scola, autre grand nom de cette comédie italienne.

Les retours des spectateurs furent unanimement très positifs, saluant la qualité des films choisis et celle de la prestation de l’intervenant, dont l’érudition en matière de cinéma italien et l’habileté oratoire furent très appréciés.

Quelques conseils pour aller plus loin :

D’autres films à voir pour continuer à explorer la comédie à l’italienne :

Dino Risi : Au nom du peuple italien, Une Vie difficile, Le Veuf, Carrière d’une femme de chambre…

Mario Monicelli : La Grande guerre, Les Camarades, L’Armée Brancaleone, Mes chers amis…

Ettore Scola : Affreux sales et méchants, Le Bal, La Nuit de Varennes, Nous nous sommes tant aimés, Une Journée particulière, Le Voyage du Capitaine Fracasse …

Luigi Comencini : La Grande pagaille, L’argent de la vieille, Le Grand embouteillage, Pain, amour et fantaisie…

Pietro Germi : Séduite et abandonnée, Ces messieurs dames, Divorce à l’italienne

 + Les Nouveaux monstres, films à sketches de Monicelli, Risi et Scola

Des livres pour en savoir plus :

La Comédie italienne, Jean A. Gili, Henri Veyrier, 1990

Le Cinéma italien, Jean A. Gili, La Martinière, 2011 (préface d’Ettore Scola)

Mes monstres, mémoires de Dino Risi, Ed. de Fallois, 2014

La Comédie italienne, Charles Beaud, Lettmotif, 2016

L’Italie au miroir de son cinéma, 3 volumes, Coll. ss la dir. de Jean Gili, Editalie, 2015-2019

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